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Source sorcière

  • lisebillon888
  • 17 sept. 2025
  • 6 min de lecture

Un livre que j'avais vraiment envie d'aimer. Qui a été écrit depuis le coeur. Je vous encourage à le découvrir, sait-on jamais...



"Embarquez dans une aventure fantasy teintée de romance, d’humour et d’amitiés qui défient les âges.


Adélaïde, dix-huit ans, rêve de devenir sorcière dans un monde où la magie n’existe pas. Quand ses parents la forcent à travailler à l’usine, elle s’enfuit en Écosse, ce pays de contes et de légendes où elle espère se sentir pleinement vivante. Là-bas, elle rencontre une vieille archéologue au secret ancestral bien gardé. Alors que les deux amies tentent de percer ce mystère sur l’île aux Selkies, elles font une découverte extraordinaire.


Dans le monde de Ghörm, Adélaïde touche enfin à son rêve. Mais devenir sorcière n’est pas de tout repos. Lorsqu’elle apprend que le destin de la nature et de l’humanité est entre ses mains, elle doit se montrer à la hauteur du défi."






Ce livre fait partie de mes lectures de JUIN 2025.

Ma note : 3/5







Pourquoi ai-je lu ce livre ?


Dans la bibli où je suis bénévole je feuilletais les romans jeunesse pour voir lesquels mettre en avant. Celui-ci m'a interpellée ! L'histoire m'a sembl vraiment chouette !


« Elle méprisait ces adultes éteints qui, le derrière vissé à leur chaise, essayent de retenir les rêveurs avec le mot « impossible ». Leurs avis, leurs jugements, tout ça lui était bien égal, car sa petite braise lui avait rappelé ce qui comptait vraiment. »







Les messages divins

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Dès le début j'ai adoré !

J'avais l'impression d'avoir trouvé un

livre pépite, je relevais de nombreux beaux messages. D'ailleurs, je les ai presque tous glissés au cours de cet avis.



« Il faut sentir. Trop penser est une maladie, une maladie réelle et profonde qui déconnecte les humains du monde. Si nous arrêtons de sentir, nous perdons l’essentiel. Les gens qui vivent dans leur tête à longueur de journée finissent par croire que la magie qui les entoure n'existe que dans leur sommeil. »







Et puis, au fur et à mesure...



C'était lent, je m'ennuyais, je n'accrochais avec aucun personnage, les beaux messages étaient étouffés... Il y avait pourtant du mouvement et de l'action.

J'ai donc supposé qu'il s'agissait d'un livre qui se savoure, dont on lit un chapitre chaque jour, ou chaque soir avant d'aller dormir.

Image réalisée par IA
Image réalisée par IA


Une histoire qui se raconte, qui s'écoute.

Le livre a une énergie de conte, alors peut-être faut-il le crépitement du feu, le grincement du fauteuil à bascule, les réactions d'enfants autour, le bruit du vent dans les feuilles des arbres... ?












Arrêt et déception


J'avais profondément envie d'aimer ce livre !

Je n'ai pas compris la rupture entre l'élan et l'amour du début (10 premières pages), puis l'ennui et l'agacement qui ont suivi.

Même en arrêtant plusieurs semaines, je ne parvenais pas à revenir dedans.

Même en ayant l'envie de prendre mon temps.

Même en voulant connaître la suite.

Même si j'avais eu 10 ans pour le lire.

Impossible.

Ça m'est très difficile d'admettre que je ne finirai pas ce livre.

Je voulais l'aimer...

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J'ai la sensation qu'il s'agit d'un livre qui a été trop réfléchi.


Il a tous les codes du conte, de la quête, mais il manque de fluidité, chaque chapitre me semblait si long à lire, avec l'impression de ne pas avancer, de respecter des codes : étape 1, étape 2, mettre des fées, créer un rapprochement, faire un truc amusant, étape 3, etc..


Ça manquait de spontanéité, de légèreté, et de joie sincère.


- Arrêt p.133 sur 249. J'ai le mérite d'avoir lu la moitié. -










Cependant...


Il y a de vraies belles choses, comme lorsque deux personnes ne se comprennent plus et utilisent alors un outil particulier, afin d'ouvrir leur coeurs et se rejoindre.

C'est d'une beauté ! Ne pouvant pas le résumé facilement, voilà le passage :



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Quel âge ?


Le livre est classé dans les romans jeunesse, mais j'ai la sensation qu'il s'adresse à plusieurs tranches d'âge, sans que ça ne fonctionne vraiment.

Les enfants : afin de transmettre une mignonne histoire de quête, qui fait réfléchir, qui accompagne l'ouverture du cœur, le sens, le lien, qui entretient la magie et le sacré, avec des personnages « rigolos », une héroïne qui manque de confiance mais qui va faire preuve de courage, et une douce histoire d'amour.

Les 15-20 ans : pour les mêmes raisons, en ajoutant le fait qu'ils peuvent s’identifier à l'héroïne, qui a 18 ans, qui ne trouve pas sa place dans ce monde, à qui on dit de grandir et d'arrêter de rêver, qui a un petit ami...

Les adultes : qui ont besoin de se reconnecter à leur coeur, à leurs rêves, d'avoir des outils concrets afin de mieux communiquer, et résoudre les conflits sans rompre les liens, etc...


Avec le recul, j'imagine qu'il peut plaire aux enfants,

tout en faisant des échos aux parents qui lisent l'histoire ?


« Si les scientifiques refusent ces hypothèses sous prétexte qu'elles sont « dingos », on risque de passer à côté de beaucoup de raisonnements. C'est vraiment dommage de se figer l'esprit comme ça... »






Les personnages principaux


Adélaïde : elle a 18 ans, elle bosse à l'usine, elle fume des clopes, puis vient le point de rupture : elle fait son sac et se barre vivre sa vie & ses rêves, sans dire au revoir, sans se retourner. Pourtant elle semble toujours si naïve dans ses réactions, ses remarques, elle me fait penser à Sophie du livre « Les gardiens des cités perdues » (qui a 12 ans) ! Sauf, qu'elle passe son temps à se sentir « pas capable », à parler de sa famille qui lui manque (qu'elle a choisi de quitter), toutes ses remarques font très petite fille... Mais à côté de ça elle est une femme dans son corps, et elle n'est pas indifférente au désir.


Nathair : il n'a pas d'âge défini, ni de personnalité. Il a un projet, qui change vite de direction pour se greffer au projet d'Adélaïde. Il semble ne rien faire, ne pas avancer sur ses idées, ses envies. Il est là. C'est tout. Et c'est trop peu.

(j'imagine que ça change au fur et à mesure de l'histoire)


Véronique : pénible, irrespectueuse, agaçante. Je n'ai absolument aucune affinité, aucun attachement avec cette personne, qui met régulièrement des coups de canne sur la tête d'Adélaïde.









Le voyage qui ne laisse pas indifférent !


Il y a un passage dans le livre, où Adélaïde voyage dans 7 corps différents.

C'est passionnant, dans l'idée... Mais le fait que je n'ai aucun attachement pour l'héroïne, que je la trouve sans consistance, puérile dans ses attitudes & pensées, m'empêche d'apprécier pleinement l'histoire... :


Lors du retour dans son corps, après une aventure où pendant 7 jours, chaque jour, elle a expérimenté la vie dans un corps différent (chenille, nénuphar, colibri, noisetier...), sa première pensée/idée/envie est de partir retrouver une amie (au cours de cette transe elle a reçu l'info que son amie dont elle n'avait pas de nouvelles - tout en sachant qu'elle était en sécurité - était vivante). Sauf que rien ne presse. Jila lui dit : ok mais pas de suite.

Puis Adélaïde dit « d'accord, ces voyages m'ont épuisée, je vais me coucher ».



PARDON ????!!

Tu viens d'explorer le fait de vivre dans 7 corps, pendant 7 jours !! Et si tu ne vas pas rejoindre ton amie, alors tu vas dormir ? Tu viens de vivre une initiation de ouf, absente de ton corps pendant une semaine, et ça te laisse indifférente ??!!

Tu ne sens pas l'élan de partager ton ressenti avec la personne qui t'a préparée, enseignée, accompagnée et soutenue ?



Ben franchement, voilà pourquoi j'ai arrêté le livre. Il n'y a aucune crédibilité. Et l'héroïne est agaçante ! Ce voyage intérieur (et son débrief) auraient pu être riches, profonds, bien développés, précieux. Mais ça ne ressemble qu'à une simple petite aventure rigolote, puis allez hop on va vivre autre chose !


Cependant, il y a cette petite phrase (ci-dessous).

Comme je l'ai dit précédemment, les pépites sont toujours là, mais étouffées...

« Tout à coup, Adelaide réalisa l'importance d'avoir un corps. Parfait ou imparfait, il lui permettait d'exister et d'aller où elle voulait. »







Conclusion : tristesse & déception


Il y a de bonnes choses, je sens une très belle intention, mais tout ceci me semble enfoui, étouffé. L'idée est bonne, les personnages sont là, atypiques, mais pas assez réels. Par exemple, quand je lis Lady Helen, les persos semblent prendre vie tellement ils existent, concrètement, dans les détails et la profondeur de leur être. Ici, ils sont esquissés, grossiers.


Ça me fait vraiment de la peine, car je sens qu'il y a eu de l'amour et du travail dans l'écriture de ce roman, je n'ai pas envie de le critiquer, je voudrais l'aimer...

Je demande pardon si j'ai pu être trop critique ou si mes mots ont blessé.


C'est la première fois que je me sens aussi triste à l'idée d'avoir des jugements négatifs sur un livre. Il s'agit de mon ressenti uniquement, et je ne dénigre ni l'oeuvre ni son auteure. D'ailleurs, je serais ravie de pouvoir lire un autre de ses livres.

Je finis avec une dernière et magnifique citation :



« Souviens-toi, tu as le droit d'exister. Tu es si belle quand tu es toi-même. »






Lise,

Qui voudrait tous les aimer...




















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