The Velvet Underground...
- lisebillon888
- 23 janv. 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 sept. 2025
Gênant, désagréable, malaisant, mais peut-être fidèle à la réalité... A vous de voir si l'envie de connaître l'envers (trash) du décor vaut le coup de souiller votre esprit... ?

"Issu de l’emblématique scène artistique du New York de la fin des années 60 et porté par l'esprit brillant et indompté de ses membres fondateurs, Lou Reed et John Cale, le Velvet Underground compte aujourd’hui parmi les légendes du rock… Mais il n'en a pas toujours été ainsi.
Nés sur les deux bords de l’Atlantique, l’un au Pays de Galles et l’autre à Long Island, John et Lou fuient des environnements familiaux nocifs, portés par une même soif de liberté. Réunis par un producteur cupide qui les abandonnera aux premiers remous, les deux marginaux entament une collaboration amicale et artistique qui bouleversera les codes de leur époque.
Du vol de bois pour se chauffer à la Andy Warhol Factory - où le groupe devient l’objet d’affections mondaines - en passant par l'effritement de l’entente créative de Cale et Reed dans un mélange de jalousie et de paranoïa, l'histoire des Velvets est aussi audacieuse, stimulante et passionnante que leur musique"
(Résumé présent sur le 4ème de couverture)
Ce livre fait partie de mes lectures de JANVIER 2025.
En bas de cette page vous pouvez retrouver ma fiche synthétique de présentation (présente aussi sur mon instagram : lisepointlise)
Ma note : 2/5
(ce n'est pas contre le livre ou son auteur, mais sur l'histoire)

Pourquoi ai-je lu ce livre ?
J'avais mis cette BD dans ma sélection à la bibli, elle m'a donné envie d'en savoir + sur l'histoire de ce groupe, sur la vie de ses membres. J'aime beaucoup connaître l'envers du décor. J'aime beaucoup moins maintenant...
Commençons par ce qui m'a plu !
Souvent dans les BD je trouve l'écriture inconfortable à déchiffrer, ici ce n'est pas le cas, la police d'écriture est agréable à lire. Ça peut sembler bidon comme point positif, mais j'ai lâché des BD à cause de ça, c'est vraiment important !
Ce n'est pas une simple BD, c'est un vrai beau livre !180 pages + près de 10 pages de Postface. Les illustrations sont magnifiques ! Ce livre est agréable à lire (dans la forme)

Bon, alors, c'est quoi le problème ?
Ce n'est pas la première BD que je lis sur la vie des membres d'un groupe de musique et systématiquement c'est trash (violence, drogue, sexe, alcool...), alors certes c'est leur vie, mais y'a bien des groupes qui mènent une vie plus épanouissante, ce serait chouette qu'on fasse une bd sur eux, non ?
Là, j'ai l'impression que ce livre contribue à l'éloge du trash. On peut être musicien, chanteur, faire partie d'un groupe de rock sans être un gros drogué ingrat, non ?
Est-ce nécessaire d'être torturé quand on est un artiste ?
Quel est le problème avec ça ?
Quand quelqu'un déverse tous ses malheurs et les trucs horribles dans une oeuvre, les personnes au contact de cette "oeuvre" le reçoive.
Imagine je fais un gâteau, en étant droguée, en colère contre le monde entier, en picolant en même temps, et je m'envoie en l'air sur la table à côté de la farine, tu crois que mon gâteau il aura quelle vibration ?
Imagine je fais un gâteau en écoutant une musique délicate, dans la joie et l'amour de créer ce gâteau, comment tu te sentiras en le mangeant ?
Ce n'est pas une idée chelou de quelqu'un de perchée, on SAIT que l'énergie impacte la matière (l'expérience du riz de Maseru Emoto l'a prouvé depuis fort longtemps).
Alors, découvrir l'énergie qu'il y a dans cette musique me donne immédiatement envie de ne plus l'écouter. Et ces gars, avec un bon psy, une grosse dose d'amour sincère, un meilleur environnement, et une vie + saine, auraient été d'aussi bons artistes, et même meilleurs.
Pour résumer 3 choses me gênent énormément
Etre un bon artiste ce signifie pas être torturé, malheureux, ingrat, drogué...
Ce que l'on met dans son art, c'est ce que les gens reçoivent au contact de cet art.
Mettre ces "artistes" à l'honneur dans ces BD c'est, d'une certaine façon, entretenir le point n°1.
...Mais !

Pitié, ne m'attaquez pas, je souhaite nuancer mon propos !!!
J'ai réécouté The velvet Underground, et Lou Reed, et là je me suis dit "ah mais j'aime bien en fait !!". Du coup j'étais perplexe !
J'ai cherché les paroles en français, et il s'avère que leurs chansons qui me plaisent ont des paroles inspirantes (PAS DU TOUT CE QUI EST MIS EN AVANT DANS LA BD !!!). Je suis allée redécouvrir d'autres chansons d'eux, certaines m'ont donné une sensation désagréable, plombante, et en allant regardé les paroles j'ai mieux compris ce ressenti...
J'ai également fait des recherches sur Lou Reed, et, bien sûr je ne l'ai pas connu, je n'ai pas fait partie de sa vie, mais je pense que la BD manque de nuance dans la façon de le présenter. Franchement, il passe pour un sale type, ingrat, drogué, alcoolique, irrespectueux, et j'en passe... On n'a pas l'impression que la musique tient une vraie place dans sa vie. Du moins c'est mon ressenti.
Quand je me relie à lui, je ne sens pas que du dark. Alors, ouais, on n'aurait pas été potes, et nos modes de vie ne collent pas vraiment (je bois surtout du thé perso...), mais j'ai la sensation qu'il y a du bon en lui, et qu'il a su l'insuffler dans sa musique (parfois), qu'il était un fin observateur, au regard peut-être très brut, mais qu'il a retranscrit dans ses chansons ce qu'il voyait, sans chercher à l'enrober de douceur.
Je trouve que la BD manque de nuance et qu'il prend cher.
Alors ouais c'est un peu à la mode d'être un drogué ingrat dans le rock, mais ça serait chouette d'en montrer d'autres aspects ? Comme l'envie de faire de la vraie belle musique ? Et pas seulement le fait d'aimer déranger par la vulgarité et les thèmes choquants.
(Les extraits de chansons cités dans la bd sont franchement crus...
Alors qu'il y a aussi du beau dans leurs musique.)
J'ai envie d'en apprendre davantage sur lui et d'avoir un regard plus large sur qui il était.
Je vais continuer à écouter sa musique quand l'envie me prend, et celle du Velvet Underground, mais uniquement les morceaux qui m'inspirent (comme l'expérience du riz, on connaît l'importance de la musique sur le corps, des supers études ont été faites là-dessus, et même la façon dont la musique impacte - positivement ou non - les plantes !).
Morale de l'histoire : ne jamais avoir une opinion fermée, et ne pas s'arrêter à une biographie pour se faire son avis.
Autre chose à dire ?
Quand je lis, j'entre profondément dans ma lecture, et là je me sentais mal, je me sentais souillée. Après avoir (enfin) fini la bd j'avais un sentiment de malaise, l'impression d'avoir trop fumé et trop bu, j'avais envie de faire entrer de l'air pur, de me laver (corps & esprit).
A quand l'apologie des artistes au coeur pur & ouvert,
qui donnent de l'amour via leur art,
qui, même si ils ont souffert dans leur vie, ont transcendé cela
pour offrir du Beau et du Bon au monde ?
Ils existent.
Et il serait temps qu'ils prennent enfin la place qui leur revient.
Qu'ils puissent inspirer d'autres personnes.
Qu'ensemble on s'élève vers le haut.
Que le bonheur soit + admiré que le malheur.
Qu'aimer son prochain soit + à la mode que haïr le monde.
Lise,
Pour l'apologie de l'Amour, et la création d'un Monde Meilleur,
Et un regard nuancé sur les gens...
Ma super fiche de lecture synthétique, trouvable sur Instagram, y'en a une pour tous les livres que j'ai lus depuis Janvier 2025, même ceux qui ne sont pas sur ce blog ;)






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