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My Dear F***ing Prince

  • lisebillon888
  • 2 mars 2025
  • 22 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 avr. 2025

Oh la la !! Si tu parviens à faire abstraction d'un max de trucs gênants, alors tu pourras passer un plus ou moins bon moment. Bon courage, t'en as pour 600 pages... !

Si tu kiffes le perso du Prince ça aidera... ;)


Que se passerait-il si le fils de la présidente des États-Unis et le prince d'Angleterre devenaient... beaucoup plus que des amis ?


Lorsque sa mère a été élue présidente des États-Unis, Alex Claremont-Diaz s’est aussitôt retrouvé propulsé au rang de prince de la nation. Charismatique, intelligent, charmeur… son potentiel de séduction auprès des millennials est un atout majeur aux yeux de la Maison-Blanche. Seul problème : Alex est l’ennemi personnel du vrai prince, Henry – celui dont la grand-mère règne de l’autre côté de l’Atlantique. Et quand la presse met la main sur la photo d’une altercation entre les deux jeunes gens, les relations anglo-américaines s’enveniment… en pleine campagne de la présidente pour sa réélection !


Chefs de famille et chefs d’État – assistés d’une armée de conseillers aux abois – échafaudent à la hâte un stratagème pour réparer cet incident diplomatique : les deux rivaux sont donc contraints de feindre la réconciliation à longueur de mises en scène sur les réseaux sociaux. Mais cette fausse amitié ne tarde pas à se faire plus problématique que tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Un secret bien gardé qui, s’il était révélé à la face du monde, pourrait faire dérailler la campagne de la présidente et compromettre l’image soigneusement lisse de la famille royale…


Ils sont ennemis jurés depuis des années… Mais que se passerait-il si le fils de la présidente des États-Unis et le prince d’Angleterre devenaient tout à coup beaucoup plus que des amis ? Cauchemar d’attachés de presse, interrogations, parfois intimes, sur l’identité, la notoriété et l’ouverture d’esprit de l’opinion publique comme du système médiatique… ce roman à la fois brillant, subtil et incandescent vous donnera tout simplement envie de retomber amoureux.


Résumé (bien trop long hein) présent en 4ème de couverture






Ce livre fait partie de mes lectures de FÉVRIER 2025.

En bas de cette page se trouve ma fiche synthétique de présentation

(présente aussi sur instagram : lisepointlise)

+ tout en bas de cet avis : une surprise en exclusivité MONDIALE !!!




Ma note 2,5/5

(étonnant vu la quantité de critiques...)





Si, comme moi, tu aimes l'organisation, alors ce petit plan te plaira.
Il te permet d'avoir une vue d'ensemble.
Mon avis n'est pas si long que ça, je t'assure.


- LE PLAN -
- LE PLAN -





Pourquoi ai-je lu ce livre ?


En ramenant "La première rose de Bloomstone" (avis à venir sur ce site) à la bibli, j'ai discuté avec le gars de l'accueil concernant cette sublime découverte. Je lui ai dit que j'étais d'abord sceptique : je ne pensais pas entrer dans l'histoire vu qu'il s'agissait d'un couple de mecs, je craignais que ce soit trop axé sur l'homosexualité...


Mais, que j'ai été agréablement surprise, j'ai même ADORÉ !!

Ensuite, je me suis lancée dans une pluie d'éloges :

sur la beauté de mettre l'amour au premier plan, la douceur,

la mise en place des sentiments, des rapprochements...


Mon coeur était au printemps !

Je n'étais pas loin d'avoir des paillettes qui me sortent de la bouche, et de jeter des pétales de rose.

A-t-il pris peur ? Je ne sais pas...

...Je ne l'ai pas revu depuis.



Bref, du coup il m'a conseillé ce livre, en me disant qu'il était dans le même style, qu'ils le conseillaient aux jeunes, car il est lgbtq+, avec une relation saine : un livre safe. (MOUAIS...)



J'aurais du me méfier en entendant "lgbtq+", car ce que j'aime c'est l'AMOUR et non la propagande (j'y reviendrais plus tard dans cet avis).


J'ai regardé l'adaptation en film le soir même, et j'ai moyennement apprécié. Je pensais que ça venait des libertés prises par Prime Vidéo, alors, je me suis lancée dans la lecture. Puis j'ai arrêté au bout d'une demi page.

Et j'ai repris quelques semaines plus tard. Le bon moment sans doute !


Je ne suis pas déçue, puisque, à présent je peux dire :

Voilà le genre d'histoire d'amour que je n'aime pas,

Voilà le genre de livre que j'évite.







La syntaxe !!


Dès le début j'ai eu énormément de difficultés à entrer dans l'histoire, à cause de l'écriture qui n'est pas fluide. Les phrases sont lourdes, alambiquées, et il m'arrivait même, quelques fois, d'être perdue ! Pour ce type de livre, on s'attend à une plume comme celle des Chroniques des Bridgerton, mais là waouww... on en est loin !

Pour info : le livre fait 600 pages.


Un exemple :

"Si les réunions familiales sont bien le seul type de situation ou presque qu'Alex préfère observer à bonne distance, sans s'impliquer – quitte à appuyer de temps à autre là où ça fait mal, quand l'intérêt des débats semble l'exiger - , sa sœur, elle, se fait un devoir de s'assurer qu'aucun des précieux bibelots d'époque de la Maison-Blanche ne finira en miettes comme l'année précédente."


Autre problème : "le jeune Texan"

Oh mon Dieu !! Le pire truc du livre !

Ouais, on ne peut pas écrire "Alex" constamment, alors il faut trouver d'autres termes quand on le cite, comme l'américain, le jeune Texan, le politicien en herbe, etc...

Mais « le jeune Texan » on le lit au moins une fois par page !! C'est insupportable !

Sachant qu'il n'est pas nécessaire de toujours préciser, franchement quand on est dans une discussion entre deux personnes, dont lui, on peut suivre. Surtout que celui qui est odieux et égocentrique est LE JEUNE TEXAN, on y arrive vraiment, faut arrêter...



Ex du combo : « jeune Texan » + phrase lourde :

Plus vaste, somptueuse et désespérément beige que le jeune Texan aurait jamais pu l'imaginer et dominée par un grand lit à baldaquin orné de dorures baroques, la chambre du prince donne sur les jardins.

→ 2 lignes pour enfin savoir qu'on parle de la chambre du prince !!

Je précise que le paragraphe précédent ne laissait pas entendre qu'on était dans la chambre du Prince, ni qu'il s'agissait d'un lieu !!









Références ou sponsors ?


Le livre fait trop souvent référence aux personnalités connues : du monde politique, des stars, de la musique, de la télé, du cinéma, de l'écriture, du passé, du présent, de nulle part... Il y a également des références aux émissions de télé, aux séries, aux films, aux chaînes d'infos, aux magazines, aux sites internet, aux appli, aux marques de fringues, de lunettes, de chaussures,... Chaque page !!


C'est tout juste si on a pas les marques de leurs calbuts et de leurs capotes !

Y'a un moment on se demande si ce n'est pas un livre sponsorisé...

C'est TROP TROP TROP !


Pour vous dire cela je porte une jupe longue sans marque à petit prix achetée sur vinted, un débardeur blanc Bonobo, un pull dont je n'arrive pas à voir l'étiquette. Je suis installée avec mon MacBook Air, qui est posé sur la table basse Ikéa, et je regarde The Voice sur une vieille TV vintage aux contours roses, achetée d'occas.

Voilà comment remplir rapidement 600 pages...









Perso clichés, sans profondeur



Sauf le Prince, bien qu'il devienne de plus en plus mou et fade, comme si on arrivait à un plafond de verre, et son perso reste plat... Hop, il ne peut plus évoluer, et oui n'oublions pas qu'il n'est pas une vraie personne, arrêtons de rêver, ouvrons les yeux, ça s'arrête là.

MAIS QUEL DOMMAGE !!! Je commençais à m'attacher moi, à avoir des sentiments...



L'insupportable personnage principal

Alex parle mal aux gens, ironise sur son égocentrisme, est imbu de lui même, appel ses amis seulement quand il a besoin d'eux, ne s'intéresse qu'à lui. Il se laisse emporter par ses émotions qui le dirigent, se fiche des conséquences de ses actes, et se montre souvent irresponsable et immature.

Alex dans le film (Taylor Zakhar Perez)
Alex dans le film (Taylor Zakhar Perez)

On se demande comment il peut être amoureux, et surtout si vite et si facilement ! Franchement, je ne pense pas que leur histoire va durer, c'est impossible que ça fonctionne ! Le Prince aurait été bien plus heureux avec moi... Oui, ça l'aurait rendu hétéro de me rencontrer... c'est certain...


L'histoire commence par un scandale, et Alex a une attitude étonnante face à la situation ! Lui qui est passionné de politique, doué dans la communication, très conscient des enjeux, réagit comme un petit garçon blasé, il râle, il se fait gronder,... c'est bizarre et incohérent.


C'est regrettable, car d'autres aspects de lui, qui émergent vers la fin, le rendent sympathique, bien que je ne sache pas trop si c'est sincère.

En tout cas, il aurait mérité d'être mieux écrit.




La mère - Présidente

Oh mon Dieu ! Cette femme n'a jamais eu d'enfants ??

Quand elle apprend qu'Alex est gay, elle lui rappelle que les capotes c'est important même lors des relations entre mecs. Il a 21 ans. L'autre en a 23 ans. A cet âge, à cette époque, ça ne me semble pas très pertinent comme remarque. Ça sert juste à glisser un passage "maternel" "drôle", sans que ça lui corresponde. D'autant plus qu'elle ne semble jamais présente pour ses enfants au quotidien.


D'ailleurs, elle ne lui demande pas comment il se sent vis à vis de son changement d'orientation sexuelle, comment ce rapprochement avec le Prince a eu lieu, ce qu'il éprouve, comment ça se passe entre Henry et lui ? Non, elle le vire sans ménagement du taf qu'il aime par dessus tout, et elle lui dit qu'il a plutôt intérêt à s'engager pour la vie ou à rompre aussitôt.

Où est l'amour ?

Ce passage est présenté de façon amusante. Que c'est triste...


(Alex & sa mère Ellen)  Le film lui a offert une personnalité et de la douceur. Merci !
(Alex & sa mère Ellen) Le film lui a offert une personnalité et de la douceur. Merci !

Dans la toute fin du livre elle semble avoir des réactions plus humaines, mais est-ce sincère, ou une démarche politique ?...


En fait, la création de ce perso s'est faite comme ça : "La mère d'Alex sera Présidente, elle s'appellera Machine, et puis dans cette situation elle fera ça, elle dira ça, ah oui ça sera marrant "




La soeur et la meilleure amie

Elles semblent sympas, mais surtout creuses. Leurs perso servent l'histoire, elles n'ont pas de personnalité propre, on les ballade selon les besoins et l'intrigue.


Nora est chiante, superficielle. A la fois c'est la geek ULTRA INTELLIGENTE qui bosse non stop, et en même temps elle peut passer un week end - détente à boire, jouer dans l'eau, prendre un selfie en bikini en léchant la joue du prince (hum..). Le pauvre Prince...

Ou encore, s'amuser à faire semblant de s'envoyer en l'air. D'ailleurs, ça semble être uniquement un jeu, comme lorsqu'elle propose de montrer ses seins pour obtenir un changement de playlist à un moment... Son corps est un objet.. ?

Son personnage est étrange. Je n'arrive pas trop à la saisir, ni à l'apprécier du coup.




Donc, le Prince

Je l'aime bien.

Suis-je influencée par l'acteur qui joue son rôle dans le film ? Je ne sais pas...

En tout cas, il semble fidèle à lui-même, calme, paisible, peu importe les circonstances ou l'attitude exaspérante d'Alex. Il reste courtois, mais il sait s'énerver quand il le faut. Il est jugé mais il s'en fiche, il sait qui il est. C'est beau, non ? (Il est beau, non ?)


(Nicholas Galitzine) Je voulais mettre une photo de lui en train d'incarner le Prince Henry, mais je n'avais que celle-ci, oups.
(Nicholas Galitzine) Je voulais mettre une photo de lui en train d'incarner le Prince Henry, mais je n'avais que celle-ci, oups.

On apprends à le connaître et c'est très agréable. Dans sa timidité, et sa fougue.

Il semble toujours attendre la permission de se lâcher, d'être pleinement lui. C'est là, juste sous la surface, tout proche, puis l'introverti qu'il est s'ouvre, et il devient spontané, marrant, surprenant,


Quel plaisir de le découvrir, de le voir s'affranchir, et s'épanouir !


Dommage qu'il devienne fade par la suite, dommage que l'auteure n'ai pas souhaité continuer dans le dévoilement de sa personnalité. Je peux aider, si besoin.




En conclusion

Aucun des protagonistes n'a une personnalité bien construite et cohérente, réaliste.

Au fur et à mesure on s'y fait, c'est comme les personnages dans les téléfilms de Noël, c'est grossier. Fatiguant. Finalement, Prime Vidéo est fidèle au livre. Dommage.


Alex et le Prince Henry (dans leurs rôles, dans une scène du film)
Alex et le Prince Henry (dans leurs rôles, dans une scène du film)







La politique, et l'exploitation des jeunes



Des détails qui n'apportent rien au propos.

Pourtant c'est une trame de fond, mais elle est survolée, comme le reste..

Du coup c'est très simple : les crapules sans scrupules qui font des coups bas, qui ont dans leur rang un sale type qui profite des jeunes gens, et de l'autre côté les gentils démocrates qui sont dévoués pour le peuple, humbles, qui ne sont jamais racistes, ni homophobes, et quand ils pètent ça sent la rose...


Aussi, on en parle de l'exploitation des jeunes ? Sont-ils payés pour leur travail acharné sur la campagne électorale ? Ils semblent indispensables, de vrais génies, qui bossent mieux que les pros, le jour, la nuit, pendant les études aussi. Ça fait pas un peu trop ?

Puis aucun soucis pour les virer sans ménagement du jour au lendemain, pour un motif peu convaincant. Ok... Quels gentils démocrates...





L'alcool !! Oh la la !!!


L'apologie de l'alcool !

Lors d'une petite soirée pizza avec soeurette et maman : chacun à sa bouteille de bière. Alex raconte qu'il l'a passé le gala des JO à boire et vomir (à cette époque il avait moins de 21 ans !!). Soirée du nouvel an à la Maison Blanche : ils sont bourrés (d'ailleurs le Prince est ivre, et sans la surveillance de sa garde rapprochée...). La soirée du mariage princier où Alex, Nora et June représentent la Maison Blanche : Alex est bourré, il fait un peu n'importe quoi, suite à quoi un gros accident se produit. A peine 24h plus tard : soirée toute tranquille dans sa chambre avec Nora et June : ils font un jeu à boire avec une bouteille de vin. Les vacances chez le père : on boit dès qu'on arrive et on continue toute la journée / soirée. Quand Alex et Henry se retrouvent en terrasse, ils s'enfilent 2 bouteilles (à 2). Alex a de l'alcool dans une caisse sous son lit, c'est son "stock de secours".

Je pourrais continuer longtemps comme ça.


Bref, pas super l'influence sur les jeunes qui liront ce livre.

Surtout que c'est présenté de façon "normale" : comme on pourrait se boire une bière un vendredi soir...










L'âge, la maturité...



L'âge

Les gars (enfin, surtout Alex) semblent avoir 17 ans et être de gros gamins, ils sont parfois traités comme des irresponsables, et agissent comme tels.

Leur situations respectives (Prince d'Angleterre / fils d'un politicien et de la Présidente) aurait dû les rendre plus matures, plus sages, plus discrets.


Petit point : Alex va sur ses 21 ans, le Prince en a 23, June (sœur d'Alex) à 23 ans, et Nora (meilleure amie et petite fille du vice président) 22 ans.

Quelle grosse coïncidence d'ailleurs !! La soeur du Prince a sans doute dans les mêmes âges elle aussi. Oh ben ça alors... C'est bien pratique, hein.



Conseillère au pied du lit

Un matin Alex et sa soeur prennent le petit déjeuner en pyjama sur le lit de June.

Déjà, c'est un peu chelou à leur âge, mais bon... Par contre, vu la taille de la Maison Blanche ce n'est pas plus simple d'aller dans une des cuisines ?

La conseillère de la Présidente les rejoint ici, pour leur donner le programme de la semaine. Euh...... Ils n'ont pas rdv dans une salle commune à une certaine heure pour ça ? Ça me semble étrange que la conseillère vienne en personne, d'autant plus qu'à cette période Alex ne participe plus à la campagne, et sa soeur ne voulait pas y travailler, donc quel programme doit-elle venir leur livrer au lit au petit matin ?!...

Oui, ça sert juste l'intrigue, mais on aurait pu trouver plus crédible, non ?




L'humour

Au tout début, lors d'un mariage princier, June (23 ans) demande ce qu'est un Vicomte, la réponse d'Alex se veut drôle, et ça a bien fait rire sa sœur et sa pote qui ont surenchérit.

Perso je n'étais pas dans le délire...

« Il me semble que c'est ce truc, là... Tu sais, quand un vampire rassemble une armée d'ectoplasmes obsédés du sexe pour établir sa domination sur le monde entier »


Pour se détendre...

Alex et Nora, se paient une cuite au champagne dans une suite d'hôtel de temps en temps, et ils « en profitent pour passer une partie de la soirée à gémir le plus fort possible, histoire que les fouilles-merdes de la presse à scandale aient quelque chose à se mettre sous la dent ».

Le but est de faire rire et d'apporter de la compassion, puisque « les deux complices se contentent, avec humour, de rendre ludique et plus supportable une situation pour le moins désagréable à vivre »


J'aurais pensé que ces deux jeunes adultes, engagés dans la politique, présents dans ce milieu depuis pas mal d'années, dont un est fils de présidente, et l'autre petite fille du vice président, auraient d'autres façons de s'amuser...


Tout le long du livre il y a des remarques sur les "fouilles-merdes" de la presse, mais rien qui ne justifie cela. Alex, Nora et sa soeur sont vraiment très libres, ils s'amusent avec leur image publique, aime lire la presse people et s'y chercher, répandre des rumeurs,...



Paroles, paroles, paroles...

Alex se languit de pouvoir aider pleinement le peuple, il est un fils de l'Amérique, il a connu la vie simple, ses parents n'avaient pas grand chose, en tant que personne racisée et bi il est conscient des difficultés rencontrées, et il veut AIDER.


Cependant, ses pensées et ses actes sont tournées uniquement sur lui-même, son ego, son plaisir. Il ferait bien de prendre exemple sur Henry, qui est constamment en train d'agir, de différentes façons, concrètes. Et ouais, le Prince c'est le meilleur !








Le manque de respect et l'incohérence !



Le lendemain d'un évènement qui a bouleversé Alex, il rate le réveil et ne réponds pas à son portable, qui est déchargé. La conseillère de la présidente frappe fort à la porte, l'engueule, le menace, lui dit qu'elle va entrer, met sa menace à exécution en moins de 2 minutes ! Le mec a juste le temps d'enfiler un caleçon !

Puis elle réalise qu'il n'a pas passé la nuit seul, alors elle lui fait une scène, elle cherche qui est l'autre personne, elle continue à l'engueuler...


AUCUN RESPECT !! Il a 21 ans !!

Elle a le droit de faire ça ? Ça ne choque que moi ??!



Et lui ?

Il n'a pas vu que son portable était déchargé ? Il sait qu'il est dans cet hôtel pour la campagne électorale, qu'il est attendu à 7h du mat (matinal...), mais il ne se soucie pas de mettre un réveil ? Le soir il picole avec le Prince, s'envoie en l'air, s'endort, et ne s'inquiète pas du lendemain ? Et pour continuer dans les incohérences, ça va la garde rapprochée du Prince ??! Ils sont où hein ?! Toujours absents !


Bref, quand la conseillère voit Henry, les mecs ont l'attitude de petits garçons qui ont fait une bêtise, non mais c'est fou ça ! Alex !! Redresse toi s'il te plaît et dis-lui : « Oui je suis accompagné, mais c'est quelqu'un de connu, il n'y a aucune crainte à avoir, maintenant sors d'ici et laisse moi 10 min pour me préparer en vitesse. »


Alors oui, ça créer une scène cocasse dans l'histoire, mais ça aurait pu être amené autrement, avec plus de respect, comme par exemple : "Alex, j'étais inquiète, surtout qu'hier tu semblais mal en point, donc j'ai obtenu ta clé, et comme tu ne répondais pas je suis entrée. Je suis... attends, non,... Oh !?! A qui sont ces affaires ? Tu étais avec quelqu'un ??! Oh non Alex, avec les photographes partout c'est n'importe quoi !!! Qui est-ce ? Tu lui as fait signé un doc de confidentialité ? Mais... elle est dans le placard ??!"

Puis là elle découvre le Prince.

On a la scène cocasse, mais COHÉRENTE.



Oh merde, employez-moi pour vous aider !

Ce n'est pas possible de bâcler le travail comme ça !

C'est désolant !









Tout le monde se parle mal !!

(sauf le Prince, of course)



Les grandes gagnantes de l'irrespect sont :

1 : La présidente, qui traite son fils de petit con, de demeuré.

2 : Sa conseillère, qui fait de même, tout le temps. Elle n'a jamais un mot gentil pour lui.


C'est le style : "on s'insulte car on s'aime."

Il serait tant d'évoluer, non ? D'utiliser les romans pour transmettre autre chose, d'autant plus quand le livre en question est destiné à de jeunes adultes..


A force de lire des échanges entre des gens qui s'insultent, ne s'écoutent pas, se jugent, je suis carrément dépitée ! L'humour peut exister autrement.

Décidément, il n'y a que le Prince qui me convient !










La "propagande gay" 


Voilà, c'est exactement ce dont j'avais peur en lisant Bloomstone, mais finalement c'était divin : juste l'amour, la sensibilité, les difficultés liés à ce type d'attirance en 1800 et quelques, l'obligation de se cacher, l'envie de vivre librement son amour...


En revanche, là, on est en plein dans ce que je craignais !! Je vais tenter de m'exprimer au mieux pour ne heurter personne, mais je ne suis pas à l'abri de préjugés ou de maladresses. Si c'est le cas, merci de me le dire (délicatement) en commentaire.



Identité

En fait, l'orientation sexuelle semble présentée comme une identité : comme certains revendiquent leur équipe de foot préférée, leur parti politique, etc...

On ne parle pas d'amour, il ne s'agit pas d'hommes qui s'aiment, mais de GAY !! (pardon gay ET bi). Ils parlent des écrivains GAY, hommes politiques GAY, anciens rois GAY, artistes GAY, etc etc... Alors, on peut se dire « où est le problème ? », le truc c'est que ça revient avec vraiment beaucoup d'insistance !!


Par moments ça ressemble à un manifeste sur l'homosexualité au cours de l'histoire, dans les divers domaines de la vie. Ok, pourquoi pas ? Mais, le livre n'est pas censé être une romance ? A la limite, si tout ceci était bien amené, oui,... mais ce n'est pas le cas.

A un moment, Alex est déçu d'un homme politique qu'il admirait (lorsqu'il se pensait hétéro). Son orientation sexuelle se trouve dans la liste de ce qu'il admirait chez lui. Comme si il s'agissait d'une qualité. D'ailleurs, quand le type change de parti c'est une chance pour les autres car ils ont "une minorité" parmi eux.


Du style :

"Un gay, un étranger, un handicapé, une femme : allez c'est gagné !

Oh non, ajoutons un vegan tiens !"




Qui est encore hétéro ? Bouh les loosers !

Dans ce genre de livre / série, une bonne moitié des gens sont gay ou bi, et ça devient un truc vraiment hyper cool ! C'est curieux...

Sans oublier les amalgames : "Oh tu es bi, trop bien, viens faire un plan à 3 !"

Euh... ah oui ? Ben, ça ne me semblait pas en rapport...


En fait, ça devrait être un non sujet, dans le sens : une évidence, une liberté.

Ce n'est pas mal, ni bien.

C'est.

C'est tout.

Comme dans Bloomstone !!!

Ce n'est pas là dessus qu'il faut orienter son regard, mais sur L'AMOUR.




Alors, il y a un truc que je ne comprends pas...

Le mec est carrément gay mais il se dit bi ! Pourquoi ?

Il a eu des aventures avec des femmes, dont le livre parle peu, ça semble anecdotique. Il en parle sans émotion, comme un jeu avec une bonne amie, et non un réel désir / plaisir. Contrairement à ce qu'il ressent là, ou à ce qu'il a vécu plus jeune, avec un de ses ami.

Comme certains gars qui essaient de se convaincre d'être hétéro, puis qui percutent un jour. Alors, pourquoi insiste t'il autant à se dire bisexuel ?!



Homosexualité et toilettes mixtes !

Alex est surpris que son père ait découvert qu'il était gay (pardon bi), voilà ce que son père lui rétorque :

« Tu devrais faire un peu plus confiance à ton vieux père ! Un peu de respect pour le saint patron des toilettes non genrées en Californie ! Petit con, va. »


Bon, déjà ce n'est pas ouf niveau respect, hein, mais surtout... dites-moi, quel est le rapport avec le fait qu'il y ait des toilettes mixtes en Californie grâce à lui ? Franchement ?

En fait, c'est ça le problème, tout est mélangé ! A un moment ça parle de trans, de drag queen, de queer, mais ça fait trop « je surfe sur la vague du moment, coucou les minorités, ici on est lgbtqxyz friendly, vous venez à la prochaine gay pride ? ».


Si encore c'était amené de façon fluide, mais non, vraiment. et ça ne sert pas la cause ! C'est comme les vegans hargneux qui salissent l'image de la démarche.


A la base, on parle de mecs qui s'aiment.

Juste cela.

Juste, l'amour.



Quel est le problème ?

Vers la fin du livre, ça joue sur le fait qu'être gay est le problème, dans des circonstances où ce n'est pas le cas... C'est comme dire "ah okay tu dis ça parce que je suis une femme ?". Puis ça part en drama pas possible, et très peu crédible...

Dans Bloomstone on est en 1800 et ils n'en font pas des caisses, là on est en 2020 dans ce livre, et le moindre truc c'est "Oooh, tout ça parce que j'aime un homme".


Je ne nie pas les difficultés que peuvent rencontrer les homos au quotidien.

Cependant, là, c'est comme entendre quelqu'un dire qu'il est si pauvre

qu'il ne peut plus se payer de champagne...


C'est franchement irrespectueux envers ceux qui subissent de réelles discriminations.








L'histoire d'amour, pour toujours...


Résumé :

1 - "Je te déteste, on est des ennemis jurés" (à 20 ans ça ne fait pas du tout immature). Le Prince ressent quoi ? On les dit ennemis jurés mais c'est juste le délire d'Alex en fait...

2 - Bon ok c'est sympa de s'envoyer des pics par sms.

3 - Bon ok je ne peux pas passer une journée sans un message de toi.

4 - Bon ok c'est cool le sexe, mais ça s'arrête là hein.

5 - Bon ok on est amoureux.

6 - Bon ok on veut passer notre vie ensemble, et puis on réalise qu'on s'aime depuis qu'on a 12 ans en fait !!!


Euh............ ?



Aussi, ça surfe beaucoup sur le « je te déteste, je t'adore, j'adore te détester » pfff...

"Il entend Henry pousser un petit soupir d'exaspération – le confort familier de leur animosité lui paraît soudain presque rassurant. "

Vachement sain oui tout à fait...


J'avoue, l'ambiance petites pics et mots doux est agréable dans les échanges de mails. Mais la transition est brute quand on passe des insultes à "mon bébé, mon ange, mon chou" ! D'ailleurs, l'histoire d'amour n'est pas très crédible, pas subtile, je ne suis pas touchée en lisant, je n'y crois pas. Heureusement j'aime bien le Prince, ça sauve l'histoire.


Alooooooors... en conclusion, si on fait abstraction du max d'incohérences, on peut se laisser aller à apprécier cette romance guimauve ultra sucrée, entre deux personnages plutôt creux (pardon Henry...). Heureusement que le livre s'est pointé à un moment de mon cycle où j'étais réceptive !



Pour toujours ?

Vers la fin, suite à un évènement, la mère d'Alex lui demande si ce qu'il ressent pour le Prince c'est "pour toujours". C'est absolument débile ! On ne peut pas savoir.

Il vient d'avoir 21 ans, ils ne connaissent pas tant que ça, n'ont jamais passé plus de 24h ensemble, alors comment se positionner sur le long terme ? Il est voyant peut-être ? Il ne savait même pas qu'il kiffait les mecs y'a un an de ça !

Et puis quelle importance ?


Puisque ce qu'il ressent là, dans le présent, c'est sincère.

Lui et le prince s'aiment, et ils souhaitent poursuivre cette relation.

Bon, ben c'est tout ce qu'il y a à savoir.


Ce passage alourdie leur amour naissant. Ça sert le Happy End, mais ça le rend niais, le décrédibilise. (Et encore, si il n'y avait que ça... ! Mais non ! Je pourrais faire un chapitre entier sur ce "happy end" ridicule, qui serait too much même pour un Walt Disney !)









Etre touchée, ou saoulée


Il y a des sujets profonds, plein,... trop ? Mais tous sont survolés, et à aucun moment je n'ai été émue. Ça sonnait faux, comme une histoire racontée par des personnes qui n'y croient pas, c'était en surface. Quel dommage !


Et puis, comment veux-tu être touché avec une syntaxe si LOOOOOOURDE ???!

"La manière dont le prince parle de son père tient de la prouesse physique, presque du miracle : son récit ploie sous le poids terrifiant de la tristesse, mais la tendresse et l'affection parviennent malgré tout, inexplicablement, à illuminer sa voix."




Les scènes chaudes



La première m'a gênée.

Je te remets dans le contexte : il y a eu un baiser volé d'une grande intensité (hmm..)

Depuis, Alex, qui était persuadé d'être hétéro est chamboulé, il essaie de comprendre ce qu'il a ressenti, ce qu'il a refoulé. Le Prince ne répond pas à ses messages, ni appels.


LE JEUNE TEXAN (aller bam je m'y mets tiens) attends avec impatience le prochain évènement mondain où Henry sera présent, il compte bien avoir des explications.

Ce moment arrive enfin, il s'arrange avec la sécurité pour se retrouver seul avec Henry, il n'ont que 5 minutes dans une salle adjacente, où tout le monde va ensuite arriver.

Et là... il cède à ses pulsions et se jette sur le Prince (ce n'est pas vraiment approprié), ils font tomber des trucs, ils font du bruit, ils se chauffent, se décoiffent, bref, c'est intense.

On les prévient que le temps est écoulé, Henry ne sait pas quoi faire de son entre jambe (...), et Alex l'invite à le rejoindre dans sa chambre dans quelques heures, pour lui faire "plein de vilaines choses" (en semant sa garde rapprochée une fois de plus...).


J'étais inquiète pour Alex, mais il semble se faire très vite à l'idée de ne plus haïr le Prince, d'avoir du désir pour un homme, et que l'homme en question soit sa Majesté Royale !


Puis le soir ils se retrouvent, et yeaaahhh... c'est parti ! Tous à poils ! Ouvrez grand la bouche et amusez-vous !! Euh... Peut être suis-je naïve, mais n'y a t'il pas un temps d'échange pour commencer ? Histoire d'éclaircir ce silence de quelques semaines ? Puis prendre le temps de ressentir ? Le JEUNE TEXAN a quand même été sacrément perturbé tout de temps, jours / nuits, non stop !! Il était totalement à côté de ses pompes, perdu, mais apparement pour retrouver ses esprits il n'y a rien de tel que de sucer un prince...

Et ben !



La syntaxe, terrible syntaxe... !

Autre chose, lors de certaines scènes intimes je ne comprenais pas, je réfléchissais : "mais si il est sur le ventre alors comment son bras est ici ? Ah il retire son pantalon, mais il ne l'avait pas déjà enlevé ? Ah non c'est l'autre, mais qui fait quoi là en fait, hein ils ont fini, ben ils avaient déjà commencé ?..."


Si il y a bien un moment où il ne faut pas réfléchir c'est celui-ci !








Métaphore ????!!!


« (…) mes journées avachi sur ton lit, à bouquiner, à me gaver de profiteroles, et à te faire l'amour sans discontinuer, jusqu'à ce qu'on finisse tous les deux noyés dans une mare de chocolat fondu. »

Cet extrait parle de relations sexuelles entre hommes, sans discontinuer, pour finir noyés dans une mare de chocolat fondu. Hum.

Dites-moi qu'il s'agit de chocolat.

Bien que je ne comprenne pas comment le chocolat arrive ici.

Ça me laisse perplexe.









Nous arrivons (enfin) aux points (presque) positifs...



Le livre pourrait être bien pour les jeunes : c'est très dans l'air du temps, ils sauront apprécier les références, les sujets d'actualité, les discussions sans détour entre amis, la quête de sa sexualité, la réflexion sur les attirances... Pour autant ce n'est pas un livre que je recommanderai à de jeunes adultes... ni à quiconque d'ailleurs !


Il y a des tentatives pour aller vers + de profondeur...

Bon, ça casse pas trois pattes à un canard, mais relevons l'effort fourni pour tenter d'apporter du relief, et de la profondeur, aux personnages.

Là, c'est le Prince qui parle :

"Je ne me suis jamais vraiment fait confiance, ou autorisé à écouter mes désirs. Avant toi, je laissais la vie décider pour moi. Honnêtement je ne me considérais pas digne de faire mes propres choix."

Les moments d'échanges de mails sont frais et j'ai ADORÉ les lire ! C'est dynamique, ça donne l'impression d'y être vraiment. Il y en a plusieurs pages à la suite, ça revient souvent dans le livre, la présentation est sympa, très agréable : on voit l'adresse mail, l'heure d'envoi, le titre du mail... En fait tout le livre devrait être écrit comme ça !!

Ah ben le voilà l'unique point positif en fait !!



Voici juste un petit exemple (à partir de ma mise en page toute simple) :


Dommage que leurs échanges deviennent relous vers la fin du livre ! Ils citent des extraits de lettres d'amour, venant d'autres époques, dans une ambiance correspondance romantique, mais c'est juste chiant, et interminable.

Le style est lourd, on dirait le journal intime d'une ado. On y croit pas.








Le livre écoute mes désirs

(étrange phénomène !)


Au début de la lecture ça parle trop de politique, j'en ai marre, et puis le livre m'entends et dérive à fond sur la romance (et le sexe), au bout de pages et de pages de sexe je commence à trouver cela excessif, cette relation manque de liens, de communication... Et là une fois de plus mes pensées sont entendues, la relation prends de la profondeur, Alex et Henry communique davantage, se découvre un peu plus...


Le livre évolue, il a un rythme.

Heureusement, puisqu'il n'y a pas grand chose d'autre.


(hélas, il n'a pas écouté tous mes souhaits et pensées...)









En conclusion



Un livre léger c'est bien, quand il est bien écrit.

Pour cela le critère le plus important est une bonne syntaxe, permettant de la fluidité dans la lecture, et là, ce n'est pas le cas. Dommage.


Aborder des sujets sensibles c'est bien (la politique, le racisme, l'orientation sexuelle, le désir, le féminisme, l'abus de pouvoir, la sur-médiatisation...), en grosse quantité pour les survoler de façon superficielle et cliché ce n'est pas ouf.

D'autant plus que ça aurait pu être amené sérieusement ET avec légèreté.


Avoir des personnages c'est bien, creux c'est dommage. Même le Prince n'y échappe pas et devient fade au fur et à mesure. C'EST TRAGIQUE !


En fait, il faut le prendre (le prince ? - NON LE LIVRE !) comme un film romantique de Noël, faire abstraction d'un max de trucs, et apprécier (du mieux qu'on peu) l'histoire d'amour.


Voilà.










(Princesse) Lise,

Qui n'a apprécié que le Prince

Comme c'est étonnant... !

Entre nobles on se comprends...














Ma super fiche de lecture synthétique, trouvable sur Instagram, y'en a une pour tous les livres que j'ai lus depuis Janvier 2025, même ceux qui ne sont pas sur ce blog ;)

























En exclusivité, voici une photo un peu spéciale...
Ben oui, ce blog est mondialement connu, et cela m'apporte des petits privilèges... Nicholas Galitzine, qui incarne le Prince Henry dans l'adaptation de Prime Vidéo, m'a invitée lors d'une soirée,
et cette photo a été prise...








Oui, Agathe n'a pas pu s'empêcher de s'incruster...







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